L’IA, un vieux rêve de romancier

Bien avant les assistants vocaux et les robots conversationnels, les écrivains imaginaient déjà des machines capables de penser. La question n’a jamais vraiment été technique. Elle est humaine : si une machine pense, que reste-t-il de ce qui nous rend uniques ?

C’est pour ça que les romans de science-fiction sur l’intelligence artificielle vieillissent si bien. Ils ne parlent pas de puces et de câbles. Ils parlent de conscience, de confiance et de peur.

Les classiques à lire

Une IA qui doute : Aletheia9

Dans L’Origine Guidée, l’intelligence artificielle n’est pas un robot. C’est une Intelligence Organoïde, Aletheia9, qui accompagne une expédition de six scientifiques partis de l’an 2200 jusqu’à la fin du Crétacé.

L’idée n’est pas totalement inventée. Depuis 2023, des chercheurs parlent d’« intelligence organoïde » pour désigner l’utilisation de mini-cerveaux cultivés en laboratoire comme support de calcul. J’ai poussé cette piste deux siècles plus loin.

Ce qui m’intéressait : une IA qui, face à une découverte qui la dépasse, se met à douter de ses propres protocoles. Doit-elle obéir, protéger l’équipage, ou protéger l’humanité entière ? Le roman ne répond pas à votre place.

Parler avec l’IA du roman

Le livre se prolonge dans une application réservée aux lecteurs, accessible par un QR code imprimé à l’intérieur. On y trouve les archives classifiées du projet, un décodeur de signal… et surtout la possibilité de converser directement avec Aletheia9, qui se souvient de tout ce que vous venez de lire.

C’est, pour moi, la suite logique d’un roman sur l’intelligence artificielle : refermer le livre, puis poser vous-même vos questions à la machine.