Nous sommes ce dont nous nous souvenons

Retirez à quelqu’un ses souvenirs, et que reste-t-il ? Un corps, un nom… mais plus ce qu’il a aimé, perdu, appris. La mémoire n’est pas un simple stock d’informations. C’est ce qui fait de nous quelqu’un.

C’est pour ça que les romans sur la mémoire nous bouleversent. Qu’il s’agisse d’un homme amnésique ou d’une société entière privée de son passé, ils touchent à notre identité même.

Les grands romans sur l’oubli

Les Derniers Échos de Lumière : se souvenir est un crime

Dans Les Derniers Échos de Lumière, j’ai poussé cette question à l’extrême. Dans la Cité des Ombres, un régime a effacé non seulement les souvenirs collectifs, mais aussi les émotions. Le ciel a été recouvert il y a si longtemps que les enfants ne savent plus ce qu’est une étoile.

Lyra est l’une des rares à encore ressentir. Se souvenir, pleurer en public : elle fait les deux. Et quelqu’un l’a vue.

Ce n’est pas une superhéroïne. C’est quelqu’un qui refuse, simplement. La surveillance, la réécriture de l’histoire, l’effacement des voix qui dérangent existaient déjà autour de nous quand j’écrivais. La Cité des Ombres n’est pas si loin.

Pour aller plus loin

Le roman fait 192 pages. Il se prolonge dans une application réservée aux lecteurs, accessible par QR code : le Mur des Disparus, un déchiffreur, le lexique des rebelles, une chronologie et une carte de la Cité des Ombres.

Si le thème de la dystopie vous intéresse, lisez aussi mon article Pourquoi la dystopie nous fascine autant.