Pourquoi le loup-garou nous hante

Le loup-garou n’est pas un simple monstre. C’est un être double : humain le jour, bête la nuit. Il porte en lui tout ce que nous cachons, la colère, le désir, la peur d’être rejeté. C’est pour ça qu’il traverse les siècles sans prendre une ride.

Un bon roman fantastique avec un loup-garou joue sur cette dualité. Il ne se contente pas de pleines lunes et de crocs. Il se demande qui est vraiment le monstre : la créature, ou ceux qui la pourchassent.

Des légendes aux romans

Le XVIIIᵉ siècle est une époque clé pour cette figure. En France, entre 1764 et 1767, la Bête du Gévaudan terrifie toute une région, et l’on parle de loup-garou dans les campagnes. Un siècle plus tard, Alexandre Dumas publie Le Meneur de loups (1857), où un homme signe un pacte avec un loup diabolique.

Depuis, la fantasy et la romance se sont emparées du loup-garou. On parle aujourd’hui de romantasy : des histoires d’amour au cœur de mondes fantastiques. Mais beaucoup restent légères. J’avais envie d’autre chose.

Une louve-garou au XVIIIᵉ siècle anglais

Dans Constellation d’Antlia, l’héroïne, Lila, est une louve-garou. L’histoire se déroule dans l’Angleterre du XVIIIᵉ siècle, entre forêts obscures, cottages aux cheminées fumantes et superstitions toutes-puissantes.

J’ai voulu une louve-garou qui ne soit pas un monstre, mais une métaphore : une femme puissante et incontrôlable, que son époque ne sait pas comment traiter. Elle aime d’un amour impossible. Elle est condamnée avant même d’avoir choisi.

Le titre vient d’une vraie constellation, Antlia, l’une des moins connues du ciel austral, nommée au XVIIIᵉ siècle par l’astronome français Nicolas Louis de Lacaille. Dans le roman, elle porte une malédiction.

Pour qui est ce roman ?

Le roman fait 149 pages. Il se prolonge dans une application réservée aux lecteurs, accessible par QR code : les constellations de Lila, les journaux intimes des personnages, une carte du territoire et un bestiaire, du Dragon Dégénéré au Black Shuck, le chien noir des légendes anglaises.